Comment fonctionne le mouvement d'une montre mécanique ?
Les principaux composants d'un mouvement mécanique sont le barillet, le train d'engrenages, l'échappement et le spiral. Le train d'engrenages est entraîné par la force élastique libérée par le spiral. L'échappement et le spiral servent de régulateurs de vitesse, répartissant avec précision l'énergie transmise afin que le train d'engrenages puisse tourner de manière stable, assurant ainsi une mesure précise du temps. Grâce à sa conception simple et pratique, ce type de mouvement était le plus répandu avant l'avènement du mouvement à quartz.

Avec le retour des montres mécaniques sur le marché grand public, la recherche, le développement et l'amélioration des mouvements mécaniques se poursuivent. Actuellement, les manufactures horlogères s'attachent à perfectionner les échappements et les matériaux afin d'améliorer la précision et la durabilité des montres mécaniques. On distingue deux grandes catégories de mouvements mécaniques : les mouvements à remontage manuel et les mouvements à remontage automatique.
A. Mouvement à remontage manuel
Le remontage manuel, actionné avec les doigts pour alimenter le barillet, est la méthode la plus traditionnelle. Cependant, le grand public étant peu réceptif aux montres à remontage manuel, celles-ci sont aujourd'hui principalement achetées par des collectionneurs. Afin d'améliorer leur acceptation, la tendance actuelle est de développer des systèmes à réserve de marche de plusieurs jours ou d'ajouter des fonctions d'affichage de la réserve de marche.
B. Mouvement à remontage automatique
Le disque et le système de remontage automatiques sont intégrés au mouvement à remontage manuel. Le mouvement du poignet actionne le disque, fournissant ainsi l'énergie nécessaire au remontage. Grâce à cette alimentation en énergie constante, le remontage automatique dispense d'un remontage régulier, ce qui explique sa grande popularité. L'objectif principal actuel des mouvements à remontage automatique est d'améliorer ou de développer un nouveau système de remontage.
Mouvement à quartz
En 1969, Seiko a rendu le mouvement à quartz accessible et a ainsi révolutionné l'horlogerie. La structure d'un mouvement à quartz à aiguilles se compose principalement d'une pile, d'un oscillateur à quartz, d'un circuit intégré, d'un moteur pas à pas (composé d'une bobine et d'un chariot magnétique) et d'un train d'engrenages. Son principe de fonctionnement est le suivant : la pile alimente le cristal de quartz, qui génère un signal d'oscillation stable. Ce signal est transmis au circuit intégré, qui le convertit en un signal de 1 Hz. Le moteur pas à pas reçoit ce signal, actionne le système d'engrenages et assure le fonctionnement de l'aiguille.

La popularité des mouvements à quartz s'explique principalement par leur précision. En effet, l'erreur d'un mouvement mécanique peut atteindre une ou deux secondes, voire une minute par jour, tandis que l'oscillateur à quartz oscille le signal jusqu'à 32 768 Hz par seconde, ce qui améliore considérablement la précision. Généralement, la précision d'un mouvement à quartz est de 15 à 25 secondes par mois. Il existe aujourd'hui de nombreux types de mouvements à quartz. En voici un bref aperçu :
A. Mouvement à quartz numérique
Après le lancement des montres à quartz, les montres à quartz à affichage numérique LCD ont également fait leur apparition. Affichant plus d'informations que les montres à quartz à aiguilles, elles sont devenues un autre segment important du marché. Contrairement aux montres à quartz traditionnelles à aiguilles, les montres à quartz numériques sont dépourvues de moteur pas à pas et d'engrenage ; l'heure est affichée directement sur l'écran LCD par un câble.
B. Mouvement à quartz solaire
La structure de base est identique à celle d'un mouvement à quartz, mais l'énergie de la batterie provient de la lumière. Le principe consiste à installer un panneau solaire sous le cadran, qui stocke l'électricité dans la batterie rechargeable pour alimenter le mouvement. Ce système est doté d'une protection contre la surcharge, évitant ainsi tout dommage à la batterie. Les modèles actuellement disponibles sur le marché offrent une autonomie allant jusqu'à un an après une charge complète.
C. Montre à quartz cinétique
Le principe est similaire à celui des mouvements à quartz solaires et utilise également des batteries rechargeables, mais la source d'énergie est identique à celle des mouvements à remontage automatique. Le disque automatique est actionné par le mouvement du poignet, et le micro-générateur intégré produit de l'électricité qui est stockée dans la batterie rechargeable pour alimenter le mouvement. Actuellement, une batterie entièrement chargée permet un fonctionnement continu jusqu'à six mois.
D. Mouvement à quartz radiocommandé
Bien que très précise, une montre à quartz peut présenter quelques erreurs après une utilisation prolongée. Afin d'améliorer sa précision, des montres radiopilotées (fonctionnant généralement en mode quartz) ont été développées. Elles intègrent un récepteur radio qui capte chaque nuit les ondes radio de l'heure standard émises par la station de base et effectue un étalonnage automatique. Grâce à l'horloge atomique de haute précision utilisée par la station de base, l'erreur n'est que d'une seconde tous les 100 000 ans, ce qui la rend plus précise qu'une montre à quartz. Actuellement, des stations de base sont implantées au Japon, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Chine, et les signaux sont captés dans leur zone de couverture.
Mouvement à ressort
En 1998, Seiko a commercialisé le mouvement Spring Drive à remontage manuel, officialisant ainsi le fruit de plus de 20 ans de développement. En 2004, lors du salon horloger de Bâle en Suisse, Seiko a présenté un nouveau mouvement Spring Drive à remontage automatique. Pour le grand public, le remontage automatique s'avère effectivement plus pratique. Son principe de fonctionnement repose sur le barillet qui entraîne le train d'engrenages. L'extrémité de ce train d'engrenages est reliée à une bobine magnétique, générant ainsi de l'électricité pour l'oscillateur à quartz et la carte de circuit intégré. Cette dernière transmet des signaux précis et contrôle la vitesse du volant d'inertie grâce à des freins électromagnétiques, assurant ainsi une synchronisation parfaite avec le signal du quartz. Le train d'engrenages fonctionne alors avec précision et stabilité.

Le Spring Drive, classé comme mouvement de troisième type, résout les problèmes de précision et d'autonomie rencontrés par les montres mécaniques et à quartz. Autrefois, les montres mécaniques peinaient à atteindre une excellente précision en raison des limitations du balancier et de l'échappement. Le Spring Drive, quant à lui, utilise un oscillateur à quartz qui contrôle efficacement la vitesse de rotation du train d'engrenages, garantissant ainsi une précision de plus ou moins une seconde par jour. Par ailleurs, le système de barillet à ressort moteur permet une recharge par balancement naturel ou remontage manuel, assurant un fonctionnement continu même dans les moments importants. Enfin, sa conception écologique contribue à réduire la quantité de piles usagées.